La retraite, en chiffres

On entend souvent dire que l'AVS et la caisse de pension « suffiront bien » le moment venu. Dans les faits, ces deux premiers piliers couvrent en moyenne autour de 60% du dernier salaire — alors que le maintien du niveau de vie à la retraite demande généralement entre 80 et 90%.

Cette différence, c'est la lacune de prévoyance. Elle ne fait pas de bruit : elle se construit silencieusement, année après année, jusqu'au jour du départ à la retraite où elle devient très concrète.

D'où vient cet écart

  • Des années de travail à temps partiel, notamment après une naissance
  • Une pause de carrière, un congé sabbatique ou une période à l'étranger
  • Une activité indépendante, où le 2e pilier n'est pas automatique
  • Un changement d'employeur ou une période de chômage
  • Le simple fait de repousser la question à plus tard

Aucune de ces situations n'est exceptionnelle — elles concernent la majorité des parcours professionnels. C'est justement pour cela que la lacune de prévoyance touche beaucoup plus de monde qu'on ne le pense.

Ce que cela change concrètement

Sans anticipation, l'écart se traduit par des choix imposés à la retraite : réduire son train de vie, retarder des projets, ou puiser plus vite que prévu dans son capital. Avec anticipation, les mêmes années deviennent des options : combler l'écart progressivement, au rythme qui vous convient.

Comment savoir où vous en êtes

La première étape est simple : faire le point. Une analyse de votre situation actuelle permet de chiffrer précisément votre écart — s'il existe — et d'identifier les leviers disponibles, à commencer par le 3e pilier.