Ce que couvre le 2e pilier

La prévoyance professionnelle complète l'AVS/AI. Pendant la vie active, une part du salaire (les bonifications de vieillesse) alimente un avoir de vieillesse, rémunéré puis converti en rente à la retraite. En parallèle, le plan verse des prestations si le ou la salarié·e devient invalide ou décède.

  • Part obligatoire : définie par la loi (salaire coordonné, bonifications par tranche d'âge, taux de conversion minimal)
  • Part surobligatoire : au-delà du minimum légal, à la main de l'entreprise pour renforcer les prestations
  • Financement partagé : l'employeur prend en charge au moins 50% des cotisations

Assurance complète ou solution semi-autonome

C'est l'arbitrage central pour une PME.

  • Assurance complète : l'assureur (Swiss Life en fait partie) garantit à tout moment le capital et un rendement minimal, et porte l'intégralité des risques de placement, de longévité et de marché. Sécurité maximale, coût de garantie plus élevé
  • Solution semi-autonome : l'entreprise rejoint une fondation collective qui assure les risques décès et invalidité, mais investit l'avoir de vieillesse sur les marchés. Potentiel de rendement supérieur, avec un risque de découvert en cas de mauvaise année

Swiss Life est le leader de la prévoyance professionnelle en Suisse et propose les deux approches, ainsi que des solutions de gestion en ligne pour les RH.

Plans de cadres et plans 1e

Au-dessus d'un certain niveau de salaire, l'entreprise peut mettre en place des plans distincts pour les cadres, avec des taux de cotisation plus élevés et des possibilités de rachat étendues. Les plans 1e vont plus loin : pour la part de salaire dépassant le seuil légal, chaque bénéficiaire choisit sa stratégie de placement et en assume le résultat.

Indemnités journalières en cas de maladie

L'assurance d'indemnités journalières maladie (perte de gain maladie / APGM) n'est pas imposée par la LPP, mais elle est presque toujours associée à une solution d'entreprise : elle maintient le salaire pendant une incapacité de travail, généralement à 80% pendant 720 à 730 jours, après un délai d'attente négociable.

  • Elle évite à l'employeur de devoir verser le salaire selon l'échelle légale en cas d'absence longue
  • Le délai d'attente (0, 30, 60, 90 jours…) fait varier fortement la prime
  • La couverture accident (LAA) est, elle, obligatoire et se traite en parallèle

Et pour l'indépendant ?

Sans employeur, l'affiliation au 2e pilier est facultative. Plusieurs voies coexistent, à choisir selon le revenu, l'horizon et le besoin de couverture des risques.

  • S'affilier à la LPP via l'association professionnelle de sa branche ou via l'institution supplétive
  • Utiliser le pilier 3a « grande » ouvert aux indépendants sans 2e pilier : jusqu'à 20% du revenu net, dans une limite annuelle plafonnée
  • Compléter avec une assurance décès/invalidité et une indemnité journalière maladie individuelle
  • Anticiper les rachats et la planification de sortie (capital ou rente) plusieurs années avant la retraite

Changer d'institution de prévoyance : ce qui se compare

  • Taux de couverture et réserves de la caisse ou de la fondation
  • Frais de gestion et rémunération de l'avoir de vieillesse
  • Niveau des prestations de risque (décès, invalidité) et conditions de rachat
  • Qualité du service RH et des outils de gestion